08.05.2008

Sunshine

podcast

Edna's Goldfish - Story

- Un peu de soleil !  Enfin !

- Je rêve d'un jardin. Même un balcon me conviendrait.

- Après moult tergiversions, j'en suis arrivée à la conclusion que oui, j'ai envie d'enfanter d'un gnome. Je doute encore un peu de mon instinct maternel mais bon.

- J'avance, j'avance à la 4-cordes. Ca fait plaisir. :-))

- Deux ans : c'est le temps que je me suis donnée pour changer de boulot et migrer vers le sud.

- Secrètement, je rêve de tenir un gîte dans la verte campagne.

- Je ne suis qu'anxiété. Ca en devient pénible !

- Je fais un truc complètement idiot depuis plusieurs jours : je me nourris de sachets hyperprotéinés le soir... Milical et Protical n'ont plus aucun secret pour moi. Par contre, eux n'ont pas encore sondé les secrets de mon organisme. En fait, je me demande si ces petits sachets sont compatibles avec la cantine du midi...

- Shaun of the dead, 28 jours plus tard, 28 semaines plus tard, Walking Dead, I am a legend... En fait, il vient d'où ce trip sur les contaminations, les zombies etc. ? Je me fais lentement cette petite liste de films/comics sur le thème.

- Tout comme je continue à lire, lentement certes, quelques bouquins sur le thème de la misère. En ce moment, La Faim de Knut Hamsun, auteur que l'on m'a conseillé ici-même.

- Mes bras sont plus bronzés que mes jambes. Va falloir faire raccord rapidement.

01.05.2008

Baston

"Ce n'est jamais moi qui commence. Par contre, c'est toujours moi qui achève."

J'entends ton sourire inexistant

On se coupdefile pour se rassurer

Des fois que tes cachets de trop soient avalés

Vas-y que je t'endors, je devine, perlinpinpin

Poudre, me dis-tu, ne t'inquiètes pas, tout va bien

Pink Floyd - Hey you

27.04.2008

Preston Sturges - "The Palm Beach Story"

"C'est l'une des tragédies de cette vie : ce sont toujours ceux qui ont le plus besoin d'une bonne raclée qui sont les plus costauds."

Si je n'écris pas, c'est que j'écoute !

et ce que j'écoute est plutôt pas mal !

Beat Assailant - Better than us

Enneri Blaka - Big Bang

Saul Williams - List of Demands

Gill Scott Heron - The Bottle 

08.04.2008

Man Ray

J'ai rencontré Man Ray dans un polar. Oui. L'affaire du Dahlia Noir de Steve Hodel l'évoquait à plusieurs reprises comme un artiste apprécié du présumé meurtrier (je mets tout cela au conditionnel car ce n'est pas une fiction mais plutôt une enquête non officielle sur le meurtre d'Elizabeth Short). Se serait-il même, le meurtrier, inspiré d'une ou deux oeuvres de Man Ray (Le Minotaure et Les lèvres si ma mémoire est bonne) pour commettre ses méfaits. Ils étaient d'ailleurs amis et ont partagé nombre de soirées, voire des parties fines et des trafics douteux. J'avais donc associé Man Ray à la mort.

J'ai vu ensuite quelques unes de ses photos ou de ses peintures  au détour d'expositions sur le surréalisme et sur le mouvement dada. Je l'imaginais alors fort bien partager l'absinthe avec André Breton et Marx Ernst. Le violon d'Ingres reste une de ses oeuvres les plus connues.

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Le violon d'Ingres - Man Ray

Man Ray, toujours ici et là dans mes balades curieuses, expo ou feuilletage de bouquins d'art. Man Ray vient à moi encore une fois lors de cette expo, Eros, à la BNF dont je vous ai déjà parlé. Une photographie de Man Ray tout droit sorti des Enfers sur laquelle on voit la bouche de Kiki de Montparnasse et ce qui semble être une partie de l'anatomie du man...

Qui est-il ? Un bacchus californien ? Un pornographe ? Un intellectuel de l'entre-deus-guerres ? Il fallait bien cette exposition à la Pinacothèque de Paris pour suivre le fil. Cette rétrospective m'a permis d'assembler les morceaux du puzzle que j'avais collectés.
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Retour à la raison- Man Ray

Man Ray est né à Philadelphie en 1890 et intègre, pendant les années folles, le cercle des surréalistes parisiens par l'entremise de Marcel Duchamp. Montparnasse est son quartier d'adoption. Il y rencontre d'ailleurs Kiki de Montparnasse,  qui devient sa compagne. Man Ray fait de multiples clichés de cette femme gouailleuse, des nus très souvent, et une série de photos d'eux deux (l'une d'entre elles était visible à l'expo Eros... si vous suivez bien). A cette époque, il fait, entre autres, beaucoup de nus et pas mal de portraits de ses amis. La liste est impressionnante : Picasso, Eluard, Max Jacob etc. 1940. La guerre a fait fuir bon nombre de ses camarades intellectuels. Il repart aux Etats-Unis et installe son atelier à Los Angeles. Juliet devient sa nouvelle muse. A partir de cette époque, il me semble que ses clichés posent un regard plus doux, plus amoureux sur le modèle. On est loin des photos charnelles de Kiki. Il meurt en 1976. Il est enterré au cimetière Montparnasse.

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Kiki - Man Ray

Visiter : encore une fois le cimetière Montparnasse pour m'assurer que sur la tombe de Man Ray est bien apposée cette épitaphe : "Unconcerned but not indifferent".

Comprendre : ce que veut dire cette phrase.

Mettre la main sur : la BD Kiki de Montparnasse de Catel et Boquet.

Fignoler : cette note. Mais je la publie maintenant sinon je ne le ferai jamais. Il y a trop de notes qui passent à l'as sinon.

05.04.2008

Friable

Il est un fait avéré : je commence toujours mes vacances avec un coup de blues et une sinusite carabinée.

27.03.2008

En cherchant Sam

Manu recherche l'âme de son ami musicien qui s'est perdue quelque part dans le Sud, celui du blues.

"- Mais ça commence où le Sud ?

- A Memphis mon pote, dans ce sens-là, ça commence à Memphis."

Dans les pas de Sonny Boy Williamson, de Buddy Holly ou de Lightnin' Hopkins, au bord du Mississipi ou en plein coeur de La Nouvelle Orléans, main dans la main avec ce blues qui colle autant que la moiteur de la Louisiane, l'auteur Patrick Raynal distille ça et là ce qu'il faut de rêverie et d'hommage au blues.

podcast
Extrait de En cherchant Sam de Patrick Raynal

19.03.2008

Du bon usage du vocabulaire

Cela fait toujours bien de glisser ici ou là quelques mots qui font briller un peu en société. Comme "éclectique" ou encore "procrastiner".

Moi, je préfère dire que j'ai des goûts de merde et que j'en fous pas une.

C'est beaucoup plus honnête.

09.03.2008

Canaille

Elle se termine bientôt, cette expo friponne.

Il y a de cela quelques jours, je me dirigeai d’un pas allant vers la BNF , armée d’une amie tout aussi sérieuse que moi. La soif de culture nous tenaillait l’estomac, chers amis ! Nos âmes bibliophiles nous menaient par le bout du nez, il est vrai. Ah ! Caresser des yeux ces livres que la censure n’a pu souffrir ! Ces secrets somnolant dans ce qu’on appelle l’Enfer de la Bibliothèque !

Nous croyions y trouver des ouvrages de tous ordres, démasquant les complots ou s’amusant de la haute société qui se brocarde sans aide aucune depuis des siècles.

Nous croyions y trouver des pamphlets écartés et bien sûr, quelques petits livrets doucement coquins que les pouvoirs faussement chastes ont mis à l’index.

Nous croyions.

Ingénues.

Parce qu’en fait, nous n’avions point lu les divers articles sur cette exposition.

Une heure de file d’attente pour une exposition qui s’avéra être interdite au moins de 16 ans : nous commencions à avoir des doutes sur ce sur quoi nos yeux allaient se poser...

Photos érotiques, gravures paillardes.

Vieux films noir et blanc où des femmes se font plaisir mutuellement.

Estampes japonaises qui font fi des proportions humaines…

Textes jaunis par le temps, brouillons, livres publiés en douce, écrits par ces inconnus et ces illustres (Sade, Bataille, Apollinaire…). Et comme on le dit si bien ici, ce sont des récits qui se lisent d’une seule main... C’est sans doute ce à quoi pensent tous les visiteurs. Ils ne me feront jamais croire que sous leurs visages impassibles… Et cette vieille dame qui s’est rincée l’œil une bonne demi-heure devant ce court film qui tournait en boucle...

Dans la salle d’exposition de la BNF, les têtes se penchent, les yeux se plissent pour mieux voir. Les vitres de protection s’embuent un peu. Les faibles râles échappés du film nous parviennent à l’oreille alors que nous parcourons des yeux la liste de ce gredin qui s’est amusé (tu m’étonnes !) à répertorier les putes parisiennes de son époque et à y noter pour chacune d’entre elles ses atouts et ses tarifs.

En fait, c’est une expo de cul, quoi. Mais c’est une expo. Oh, l’alibi culturel !

J’ai dans ma pile de livres (pas mal de bouquins à vous communiquer d’ailleurs) quelques ouvrages fort à propos comme La Philosophie dans le boudoir de Sade ou Les onze mille verges d’Apollinaire (hallucinant...). Mais comme la semaine du Printemps des Poètes s’achève aujourd’hui, je vous fais partager ce poème de Paul Verlaine :

Je suis plus pauvre que jamais

Et que personne ;

Mais j’ai ton cou gras, tes bras frais,

Et ta façon bonne

De faire l’amour, et le tour

Leste et frivole

Et la caresse, nuit et jour,

De ta parole.

 

Je suis riche de tes beaux yeux,

De ta poitrine,

Nid follement voluptueux,

Couche ivoirine

Où mon désir, las d’autre part,

Se ravigore

Et pour d’autres ébats repart

Plus brave encore…

 

Sans doute tu ne m’aimes pas

Comme je t’aime,

Je sais combien tu me trompas

Jusqu’à l’extrême.

Que me fait puisque je ne vis

Qu’en ton essence,

Et que tu tiens

Mes sens ravis

Sous ta puissance ?

Paul Verlaine, Chansons pour elle et autres poèmes érotiques